La période de rentrée des classes conduit naturellement HandiMarseille à évoquer ce mois-ci le thème de la scolarité.
Nous verrons à travers différents entretiens que la plupart des personnes en état de handicap témoignent de leur volonté d’intégrer le milieu scolaire ordinaire. C’est le cas de Dany ou Jerôme Miller, pour qui la question ne se pose pas en terme de choix mais d’évidence, quelque soit la difficulté que cela puisse représenter.
Bien sûr la scolarité en milieu spécialisé s’avère souvent incontournable - le mot “handicap” désignant une multitude de situations différentes. Mais souvent, à l’instar de Jean Philippe Mengual, aveugle de naissance, ces structures permettent un apprentissage qui servira de tremplin vers la mixité, et ce, le plus tôt possible.
Mais une fois encore, on se heurte à la question de l’accessibilité et des moyens : les établissements en mesure d’accueillir tout type de public sont encore trop rares. Aux problèmes d’infrastructure s’ajoute celui, humain, du manque de personnes formées ainsi que des auxiliaires de vie scolaire dont le récent changement de statut inquiète.
La mixité mène à l’intégration. Sur les bancs des écoles se trouvent toutes les composantes de la société de demain, les futurs décideurs, les futurs employeurs. S’ils intègrent la personne handicapée dans leur paysage familier, cette intégration pourrait-elle alors, plus tard, être étendue aux autres aspects de la société ?
Prônons la mixité, vecteur d’égalité.
Entretien avec Christine Jourdain et son fils Dany, qui souffre de la maladie des « os de verre ». Malgré son état et sa fragilité, ils ont refusé la scolarisation en institut spécialisé.
Jérôme Miller, 33 ans, est atteint depuis la naissance d’une forme de polyo qui touche tous les muscles inférieurs. Pour lui, il est essentiel de ne pas être mis à l’écart de la vie « normale ».
Jean-Philippe Mengual est non-voyant. Malgré ce handicap, il a fait sa prépa à Normal Sup’ et est diplômé en Sciences Politiques. Prochaine étape : l’ENA.
Si la mixité s’avère être la voie normale pour beaucoup d’élèves en situation de handicap, quelle est l’aptitude des structures d’accueil à savoir - et vouloir - s’adapter ?
Jean Lombard, 55 ans, secrétaire à l’APF, témoigne de sa scolarité, à une époque, pas si lointaine, où les structures ordinaires étaient loin d’accueillir les personnes invalides.
Le “trajet singulier” de Rémi Beauverger qui a connu tous les types de scolarité : de la mixité au milieu spécialisé, de l’hôpital à la scolarisation à domicile par correspondance.
Une sélection d’ouvrages et de films pour creuser un peu plus le thème de la scolarité et du handicap.
Avec le mois de mars vient le retour de la douceur du printemps et ses parfums fleuris, et le 8 mars sera “la Journée de la femme”. En cette occasion, HandiMarseille se devait d’aller cueillir les paroles et les pensées de ces fleurs délicates de la féminité que sont les femmes en situation de handicap. Comment s’épanouissent-elles dans un champ, une culture masculine, où l’image de la femme est encore trop souvent dégradée et utilisée comme objet sexuel et mercantile, ou comme cliché de la mère parfaite et sacralisée ? Depuis leur long combat d’émancipation et leur refus du rôle caricatural et (...)
En parler. C’est la consigne qui est répétée par tous : ne pas taire la souffrance... Oui, mais comment l’évoquer ? Comment concilier pudeur et besoin de s’exprimer, honte parfois et appel au secours ? Comment, aussi, savoir entendre celui qui se décide à parler, et prendre la mesure d’une situation ? En ce début d’année, il nous semblait important d’énoncer les questions que l’on se pose sans trop oser y répondre. Qu’est-ce que la maltraitance ? Où commence t-elle, est-elle seulement « quantifiable » ? La négligence est-elle moins grave, ou n’est-ce qu’un moindre mot pour un acte tout aussi conséquent ? (...)
« Le rire, c’est comme les essuie-glaces, ils n’enlèvent pas la pluie mais ils permettent d’avancer ». Les associations qui peuvent vous aider à aller de l’avant, c’est comme le rire : elles existent, il faut les chercher, les provoquer et elles peuvent vous donner la pêche qui vous manque parfois. On vous aide à les trouver, mais c’est à vous d’agir... On dit que chez nous, les associations sont vraiment très nombreuses, et elles touchent à tous les domaines de notre société. On dit que c’est parce qu’il y en a tant à Marseille que les émeutes qui ont eu lieu dans le nord de la France dernièrement ne (...)
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