Traiter du handicap et de la culture, n’est pas aisé. Deux sujets colossaux. Le handicap est encore trop peu médiatisé, la culture toujours à l’honneur. Pour cette dernière aux médias de suivre l’événement, la mise en scène est offerte, tous les supports s’y prêtent. Remplissages faciles des supports communicants. Nous ne ferons pas ici le tour de France de la programmation culturelle. Trop exhaustif. Ce qui nous intéresse, c’est l’accès à la culture “permise” aux handicapés. Accessibilité au sens large, comment s’y rendre, est-ce possible ? Et sur le lieu, quels dispositifs, quels moyens sont mis en place ? Comment permettre aux personnes handicapées d’avoir réellement prise avec le spectacle ? La participation donc. En tant que spectateur, mais aussi - surtout - en tant qu’acteur.
La culture, ce qui fédère, ce qui rallie, ce qui définit des groupements sociaux. Pourtant, l’accès à la culture a depuis toujours été sujet à caution, objet de séparation, de distinction. Ceux qui en ont et ceux qui n’en n’ont pas, la culture populaire et la culture bourgeoise, la culture officielle et la culture underground, celle des lieux prestigieux (in) et celle des marges (off). Aussi le handicap interrogé au regard de l’accès à la culture ne fait que renforcer cette question de la distinction, inhérente à l’histoire même de la culture. Envisageons-la un instant comme un acquis pour la plupart des gens, dû à l’émancipation des masses - par l’éducation d’abord -, au développement des moyens de communication et d’information - les mass-médias -, à l’appropriation de ces supports et de leurs contenus par le public. Pourtant, laissée en marge d’une culture de masse qui se veut objet de consommation, reste la personne handicapée. Quelques avancées notoires, non totalement émancipées d’insistants paradoxes, sont cependant à noter. État des lieux d’une actualité qui tarde. À l’origine l’humanitaire et la solidarité. Handicap international arrive sur l’avant-scène. Une antenne en France, une collaboration en vue de la loi « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », notamment développer des « solutions informatiques favorisant l’accès des handicapés aux nouvelles technologies » (dites de l’Information et de la Communication). Une ouverture à la culture (...)
Françoise Reynette, fondatrice de l’association Artesens, organise des expositions itinérantes destinées à favoriser l’accès à la culture pour le public voyant et non voyant.
Entretien avec Lionel Kasparian et Samuel Lartisien qui nous parlent de leur structure qui associe des personnes handicapées moteur cérébrales à leurs projets de musique expérimentale.
Natacha Henry et Emmanuelle Geourjon nous évoquent leurs activités autour des ateliers d’art-thérapie qui les ont amené à s’occuper, notamment, d’enfants en situation de handicap.
L’association RETINA FRANCE organise un cycle de concerts « Mille chœurs pour un regard » en faveur de la recherche pour lutter contre les maladies de la vue.
Avoir la force ou ne pas l’avoir ? Le handicap est-il un signe de faiblesse ?
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