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Le Baromètre APF de l’accessibilité

L’association des paralysés de France (APF) vient de publier sa dernière édition du baromètre accessibilité des villes françaises. Marseille y récolte l’avant dernière place et accuse un retard colossal par rapport à l’échéance d’accessibilité totale et universelle fixée en 2015. Absence de culture de prise en compte du handicap, difficulté de « vivre ensemble », absence de volonté politique lorsque les beaux discours et autres déclarations d’intention ne sont pas suivis d’actes concrets et de moyens financiers, dilution des responsabilités, acteurs qui se renvoient la balle... Mireille Fouqueau, directrice de l’APF13, nous accorde cet entretien où elle dénonce les dysfonctionnements qui freinent l’avancée du chantier marseillais.

Handimarseille : Bonjour, pourriez-vous vous présenter et nous présenter l’APF13, ses objectifs, et ses axes de travail ?

Mireille Fouqueau : Je suis directrice de la délégation APF des Bouches-du Rhône depuis trois ans. J’occupais précédemment les mêmes fonctions en Île-de-France, où j’assurais la direction de la délégation de Seine-Saint-Denis. L’APF13 est une délégation départementale qui s’inscrit complètement dans le schéma d’organisation national de l’APF. L’APF a la volonté d’être présente sur tous les territoires au travers de ses délégations départementales. Celles-ci mènent dans la proximité l’ensemble des missions de défense des personnes en situation de handicap et de leurs familles mais aussi une action militante, revendicative pour faire respecter ses droits, pour représenter les personnes en situation de handicap auprès des partenaires institutionnels et politiques.

H : On en est à la troisième loi sur l’accessibilité en trente cinq ans, en quoi la dernière loi de février 2005 change-t-elle la donne, qu’est-ce qu’il faut en retenir ?

MF : Ce qui est profondément nouveau, c’est l’esprit même de la loi. On n’est plus dans une logique d’intégration comme dans les lois précédentes, mais dans une logique de reconnaissance, où on acte le fait que les personnes en situation de handicap doivent avoir accès à une égalité de droit. À ce moment-là, il appartient à l’environnement, à la cité de s’adapter ; ce n’est plus à la personne de chercher les moyens de trouver sa place. On met à la disposition de la personne un environnement qui va lui permettre d’être un citoyen à part entière.

H : Cette loi a fixé une échéance à dix ans pour une accessibilité totale et universelle. Comment cette mesure ambitieuse, et difficilement réalisable, a-t-elle été accueillie par l’APF ? Est-ce que vous avez émis des doutes quand à la faisabilité du projet ?

M.F : L’APF a été très active au travers de l’action de lobbying qu’on a menée, considérant que les lois précédentes n’avaient pas permis d’avancer de manière suffisante et de manière généralisée sur la prise en compte de ces problématiques d’accessibilité. Nous avons été très présents dans la phase préalable à l’adoption et à la rédaction de ce texte de loi. En même temps, il nous semblait qu’il fallait être ambitieux si on voulait que les choses bougent enfin. On avait un peu la conviction que d’une part les sanctions qui étaient prévues, qui n’avaient pas forcément toujours été prévues dans les textes précédents pouvaient être de nature à être dissuasives, à inciter les acteurs concernés à mieux prendre en compte les obligations légales qui étaient fixées par cette loi. En tout état de cause, il nous semblait qu’il était nécessaire d’être ambitieux, même si ici ou là le retard pris laissait penser que tout ne serait pas réglé à l’échéance de 2015. Il nous apparaissait néanmoins que dix ans c’était quand même suffisamment long pour que des choses soient faites de manière suffisamment visibles et permettent un changement radical dans la façon d’appréhender ces problématiques. Je crois que les pouvoirs publics doivent être intraitables avec ceux qui ne jouent pas le jeu et qui ne respectent pas la loi. On part du postulat que la loi s’applique à tous, et quand les citoyens ne respectent pas la loi, ils sont sanctionnés, alors il faut que cela s’applique aussi aux politiques.

H : L’État a mis en place l’observatoire national de l’accessibilité en 2010, est-ce juste un outil de communication traditionnel ou cet observatoire répond-il à un réel besoin ?

M.F : Cet observatoire répond à un réel besoin, mais je pense que ça ne suffit pas. Aujourd’hui l’APF agit pour la création d’une agence nationale de l’accessibilité universelle qui aille bien au-delà du simple rôle d’observation, de constat, mais une agence qui aurait un rôle opérationnel bien plus concret, qui aurait une mission politique à la fois de veille de l’application et de coordination des dispositifs d’accessibilité. Et au-delà de ça, une agence qui pourrait avoir un objectif de financement des travaux de mise en accessibilité. Je pense notamment aux difficultés d’accessibilité du commerce de proximité, car seules les grandes surfaces, les grands centres commerciaux garantissent une accessibilité pleine et entière à l’ensemble de leurs rayons et de leurs boutiques. On pourrait imaginer que cette agence de l’accessibilité puisse octroyer des aides exceptionnelles pour rendre accessible les commerces de proximité. Il est vrai qu’avec les transferts, le désengagement de l’état dans les financements publics, on a des petites communes qui sont en difficulté pour financer ces travaux de mise en accessibilité, on pourrait donc imaginer qu’il y ait des dispositifs incitatifs, avec des aides complémentaires qui viendraient épauler financièrement ceux qui souhaitent avancer sur cette question.

H : Vous dites que la loi n’a pas prévu un accompagnement financier de tous ces dispositifs de mises aux normes à l’accessibilité ?

M.F : Oui, on déplore une absence de modalité de financements possibles dans la mise en œuvre concrète de ces plans d’accessibilité mais au-delà de ça, il n’y a même pas eu de travail d’accompagnement, c’est-à-dire qu’il y a toute une culture à faire évoluer, que ce soit au niveau des politiques publiques, des élus, mais aussi les maîtres d’œuvre, les maîtres d’ouvrage, les architectes, enfin tous ceux qui aujourd’hui construisent, rénovent la ville pour la transformer demain. On a un peu trop compté sur la bonne volonté de tous et sur l’effet de la loi.

H : J’ai vu que l’APF faisait partie des membres de cet observatoire. Est-ce que les rapports de l’observatoire parviennent aux mêmes résultats que les conclusions du baromètre de l’APF ?

M.F : Le travail qu’on fait, c’est vraiment un travail de fourmis, il y a une méthodologie particulière avec une grille de notation... Ce sont surtout des informations croisées, celles des partenaires institutionnels, les élus, les villes, à qui on a fait remplir les questionnaires, avec celles remontant de notre connaissance du terrain, de ce que vivent les personnes handicapées, de la connaissance qu’on a des dispositifs qui sont mis en œuvre etc. Les constats sont sensiblement les mêmes, ils pointent pour l’essentiel des lieux où l’accessibilité a été ou non prise en compte. Le constat c’est qu’il y a une majorité de villes qui ont des difficultés pour s’approprier cette nouvelle culture. Sur Marseille notamment, il y a un tel retard de pris, qu’il y a aujourd’hui une masse de travaux considérable ; et puis c’est une ville étendue, il y a des kilomètres de voirie, de trottoirs... Tout ce qui n’a pas été fait entre 2005 et 2011, c’est autant de temps de perdu. Et le retard pris nous amène à penser qu’en 2015 à Marseille plus qu’ailleurs, on n’aura pas répondu aux obligations de la loi.
Si l’on veut améliorer réellement le quotidien des personnes en situation de handicap, il faut que dès aujourd’hui il y ait un véritable plan d’urgence sur Marseille avec une programmation et des engagements budgétaires concrets qui planifient la mise en œuvre de cette accessibilité. Après, c’est vrai qu’il y a eu des choses de faites, je pense notamment aux bureaux de proximité, même si aujourd’hui, une personne en situation de handicap qui veut se marier à l’Hôtel de ville, ne le pourra pas car la salle n’est toujours pas accessible.

H. - Pourquoi Marseille occupe une si mauvaise place dans le classement, à quoi peut-on attribuer ces résultats ?

MF. - Le retard pris ! Le retard pris... et une absence de culture de la prise en compte de l’accessibilité. Elle est particulièrement faible dans le bassin méditerranéen. On constate que si on prend les principales régions du sud : le Languedoc-Roussillon, la région PACA, la Corse, ces trois régions ont des moyennes en dessous de la moyenne nationale. Donc on voit bien qu’il y a là un problème de culture, d’appropriation dans ces régions méditerranéennes de la notion d’accessibilité. On ne s’est pas approprié les obligations de la loi, car il n’y a pas une véritable volonté politique. Une volonté politique, ce n’est pas seulement des déclarations. Derrière, ce sont des actes concrets, des budgets pour la réalisation de l’accessibilité. Alors c’est vrai que quand on a pris du retard dans une ville de cinquante mille habitants de moyenne importance, on peut réussir à le rattraper, quand on est une ville de la taille de Marseille, quinze ans de retard, ça ne se rattrape pas, à moins d’y mettre des moyens colossaux.

H. - Vous parlez de problèmes de culture. Est-il est permis de souligner la profonde incivilité des marseillais et l’absence d’envergure de sa représentation politique sans s’entendre dire qu’on stigmatise la ville et la population ?

MF. - C’est aussi une réalité... C’est la question du vivre ensemble qui est posée. Il est vrai qu’on peut en être particulièrement à la fois étonné et surpris dans une ville comme Marseille qui est une ville ouverte sur le monde, ouverte sur le bassin méditerranéen où on pourrait penser que cette ouverture devrait permettre de faire vivre concrètement cette réalité du vivre ensemble, chacun avec ses différences. Or on voit bien que contrairement à cette posture là , on est dans une posture de repli sur soi, de réflexe. On n’a pas cette culture de la prise en compte de l’autre, avec une attitude finalement un peu fermée, qui me semble t-il est largement confortée par des politiques qui ne jouent pas le rôle qu’ils devraient jouer sur ces questions. Toutes les opérations de sensibilisation que nous menons visent aussi à changer à la fois le regard que la société et les citoyens portent sur le handicap et sur les personnes handicapées. Sensibiliser les personnes, c’est aussi leur faire prendre conscience que leur comportement peut venir surajouter à la difficulté ambiante. Voilà , c’est çà aussi le savoir vivre, c’est le civisme auquel on doit faire appel, mais au delà de ça, c’est la question du respect de l’autre, de la place de chacun dans notre société. Cette question du vivre ensemble, elle doit à la fois être portée par les politiques publiques dans la mise en oeuvre concrète de l’accessibilité, mais elle doit être aussi appropriée par la population, les habitants, les citoyens qui doivent aussi en être les acteurs.

H. - Vous pensez que la municipalité de Marseille et l’ensemble des collectivités qui traitent de ce domaine ne prennent pas ce problème à coeur ?

MF. - Aujourd’hui par exemple, on a un maire-adjoint en charge du handicap qui est profondément sensibilisé et sensible au problème du handicap. On a face à nous un interlocuteur qui dans l’absolu est convaincu du bien fondé de la loi, de la nécessité d’agir. Mais quand on passe à la pratique, on se rend compte que concrètement, sur les moyens alloués pour permettre que la question de l’accessibilité soit réellement prise en compte, ce n’est pas à la hauteur. Aujourd’hui, la prise en compte de l’accessibilité doit être une politique transversale et intégrée à l’ensemble des politiques publiques locales. Cela veut dire que dans une ville, la question du handicap ne doit pas relever de la seule compétence d’un service du handicap. Il faut que la question du handicap, de l’accessibilité soit une dimension intégrée à la politique culturelle, à la politique sociale, et que du coup ce soit la l’affaire de tous. A Marseille, la question du handicap reste l’affaire de quelques uns.

H. - Mais concernant l’accessibilité, on assiste pourtant à une compilation de services et commissions, de la ville, du département, la région. On ne manque pas non-plus de tissu associatif, au point que l’on s’y retrouve difficilement... L’absence de concertation et de coordination entre tous ces acteurs n’est elle pas le vrai problème ?

MF. - Deux choses : dans les communes, les collectivités territoriales, on a créé ces dernières années, y compris depuis le loi de 2005, des services handicaps. La tendance, c’est de considérer que quand il y a des questions concernant le handicap, on les renvoie sur le service handicap. Or ce que défend l’APF, c’est que la question de la politique du handicap dans une ville, soit transversale, c’est à dire qu’elle concerne autant le service de l’urbanisme que le service des sports, le service culturel... L’ensemble des services doit avoir intégré dans son organisation, dans ses missions, dans ses objectifs, la question du handicap.
Et puis, il y a question de la dilution des responsabilités, c’est à dire qu’avec le jeux des transferts de compétences, chacun à tendance à se renvoyer la balle... Marseille disant : "maintenant, la voirie, le transport, c’est plus nous, c’est la communauté d’agglo, c’est MPM" et MPM de répondre : "mais nous, on a repris ça il y a deux ans, avant ce n’était pas nous et il y avait tellement de retard". Il y a un peu cette tendance à Marseille à se renvoyer chacun la balle et une difficulté à mettre l’ensemble des acteurs autour d’une table, à sortir de leurs logiques partisanes, et à bien mettre au coeur l’intérêt, l’objectif qui fait sens commun. Il y a une difficulté à coordonner les dispositifs, à travailler ensemble, ville, communauté d’agglo, Conseil Général, Conseil Régional. On le voit bien, quand on interpelle quelqu’un, il nous renvoie à la responsabilité de l’autre. Il y a cette tendance très forte.

H. - Concernant nos élus et l’avant dernière place de Marseille dans votre baromètre, où placez vous le curseur entre méconnaissance du sujet, incompétence, malhonnêteté ?

MF. - On a parfois des difficultés à trouver la limite quelque part entre la malhonnêteté et le manque de connaissance de la réalité de ce qu’est le handicap. Quand on a fait nos communiqués de presse en disant, "mais vous vous foutez de nous ! vous faites un battage médiatique incroyable sur les quatre nouvelles stations de métro mais enfin, est-ce que la vocation de ces stations de métro, c’est que des gens arrivent sur le quai et se retrouvent comme les vaches, à regarder le métro passer sans pouvoir y accéder ?" Là , il n’y a pas de malhonnêteté, je crois qu’on avait face à nous des gens, pour certains, qui avaient une réelle méconnaissance de ce qu’est la réalité du handicap, dans la vie quotidienne, ça ne leur avait pas traversé l’esprit...

H. - Il y a t-il des handicaps qui ont été plus pris en compte que d’autres ?

MF. - Notre position, c’est vraiment de prendre en compte les problématiques d’accessibilité pour tous les types de handicaps. Quand l’APF est présente dans une commission, on va être vigilants pour que les aménagement nécessaires à l’accessibilité pour les autres types de handicaps soient bien pris en compte. Alors c’est vrai que les contraintes les plus lourdes et le coà »t financier le plus lourd relève de tout ce qui est aménagement, accessibilité pour le handicap moteur, bien qu’il y ait beaucoup moins de personnes en situation de handicap moteur que de personnes déficientes intellectuelles ou malentendantes et malvoyantes. Je ne me prononce pas vraiment, je ne suis pas certaine que certains soient mieux pris en compte que d’autres. Mais ce qu’on constate souvent, en termes d’aménagements, c’est que ni l’un ni l’autre ne sont faits.

H. - Quand on sait qu’en 2040, 40% de la population aura plus de 60 ans, est-ce qu’à terme le vieillissement de la population et l’augmentation des situations de handicap, ne vont-ils pas changer la donne ?

MF. - L’accessibilité universelle, nous la posons en ces termes depuis le début. C’est bien de penser que tout ce qui est fait en faveur de l’accessibilité des personnes handicapées, c’est aussi un moyen de répondre aux difficultés de déplacement des personnes âgées, des mamans avec des poussettes.. dans le quotidien, c’est utile à tous. On évoque aujourd’hui cette idée qu’il ne s’agit pas seulement d’un traitement social de la problématique de l’accessibilité, mais que c’est aussi une démarche de développement durable.

H. - Faut-il avoir la foi pour défendre le droit des personnes handicapées à Marseille ? Vous y croyez toujours ?

MF. - On y croit toujours. On y croit même encore davantage parce que si on n’a pas cette détermination, je pense qu’on ne serait pas là , collectivement pour mener des actions. Il y a ce point d’appui qu’a créé la loi : il y a quinze ans en arrière certaines personnes ne sortaient pas de chez elles, aujourd’hui la loi leur reconnaît le droit d’être des citoyens à part entière et ils entendent faire respecter leur droit . On a aujourd’hui des personnes qui sont capables de faire venir un huissier pour constater qu’ils ne peuvent pas aller voter dans leur bureau de vote, les choses ont résolument changé et, ce qui me semble essentiel, c’est que les personnes handicapées se sont approprié la loi. Ce sont elles qui aujourd’hui se battent, militent, agissent, revendiquent pour que leur droits de citoyens soient respectés. C’est ça qui est notre moteur.

H. - Pouvez vous nous parler des projets à venir de l’APF ?

MF. - On est en train de réfléchir à la mise en place d’un groupe de travail au sein de la délégation, un groupe de sensibilisation pour mieux articuler ce travail de sensibilisation, d’information, en direction des scolaires, mais aussi en direction des entreprises. Après, on approche du mois de mars et de la semaine nationale des personnes handicapées. On entend faire de ce moment un temps fort autour des questions d’accès à l’emploi et de la citoyenneté de personnes handicapées. Nous sommes aussi à la veille des élections cantonales et on est d’ores et déjà en train de commencer à interpeller les candidats pour savoir quelles sont leurs intentions en matière d’actions en faveur du handicap, en faveur de l’accessibilité en particulier. Puis c’est aussi un moment de collecte de fonds pour faire vivre le mouvement, pour pouvoir agir, proposer un certain nombre d’activités à nos adhérents, aux personnes handicapées, car il nous faudra continuer à leur apporter des réponses.

H. - Justement, comment vit l’APF, d’un point de vue économique ?

MF. - L’APF vit de ses ressources propres, c’est à dire, les cotisations de ses adhérents, les dons qui viennent de la générosité du public, c’est 80% de notre budget, donc on voit bien la part tout à fait marginale que constituent les financements publics. On a des petites subventions de quelques mairies, mais l’essentiel de nos ressources proviennent de la générosité du public. Si cette générosité n’existait pas, on n’aurait pas les moyens de vivre. On a assisté, et l’APF n’est pas la seule victime, à une réduction considérable des financements aux associations ces dernières années. On a la chance nous, de bénéficier d’une image, je veux dire que l’APF qui a été créée en 1933, est une vieille association connue et reconnue. C’est une association d’utilité publique.

H. - Etre autonome économiquement, c’est aussi être indépendant...

MF. - C’est aussi un espace de liberté, je pense que pour le coup, ne pas être dépendant de fonds, de financements publics, c’est aussi un gage de liberté de ton et de parole pour défendre les droits des personnes.

H. - Je vous remercie, Mireille Fouqueau.

MF. - Merci à vous.

Propos recueillis par Ugo Chavarro

Voir en ligne : APF 13


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