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Portes ouvertes sur le grand sud

L’Office de Tourisme de Marseille, un acteur concerné

Lorsqu’en 2008 l’Office de Tourisme et des Congrès de Marseille décide de prendre part à la démarche de labellisation Tourisme et Handicap, c’est à Marie-Hélène, sous couvert de sa direction, que l’on confie la mission. Avec passion et humilité, sans jamais se mettre en avant, elle nous parle de ses actions et du travail mené avec toute l’équipe pour favoriser l"™accès à la plus grande offre touristique possible .
Le témoignage qu’elle livre à Handimarseille est une invitation à se rendre à l’Office de Tourisme sur le bas de la Canebière, où vous trouverez un cadre adapté, une équipe accueillante mais surtout l’information qu’il vous faut, objective, indispensable au bon déroulement de votre séjour sur Marseille et sa région.

Portes ouvertes sur le grand sud

Handimarseille. - Bonjour, pouvez-vous vous présenter et nous présenter votre parcours, celui qui vous a conduit à travailler aujourd’hui autour de la thématique "tourisme et handicap" ?

Marie-Hélène Basso. - Bonjour et bienvenue à vous et à tous les lecteurs d’Handimarseille. Je m’appelle Marie-Hélène, je suis agent d’accueil à l’office de tourisme à Marseille. Lorsque l’office de tourisme est rentré dans une démarche de labellisation, on m’a proposé de m’occuper du dossier, ce que j’ai accepté très volontiers. Voilà comment l’aventure a commencé. On est partis sur le projet de labellisation des locaux de l’office de tourisme. On a pris contact avec Mme Espanet de Bouches du Rhône Tourisme (Comité Départemental de Tourisme) qui coordonne la labellisation tourisme et handicap. Et puis on s’est mis en route avec elle pour proposer un accueil qui soit spécifique, adapté de ce lieu qui se situe sur le bas de la Canebière.
Notre autre tâche a consisté à recenser peu à peu tous les lieux sur Marseille qui permettraient l’accueil de personnes handicapées. Plus personnellement, j’avais souhaité il y a très longtemps devenir éducatrice spécialisée. Il y a donc peut être une fibre un peu particulière par rapport au handicap. Mais il s’agit aujourd’hui d’une sensibilité partagée par l’ensemble de l’office de tourisme, d’une volonté globale d’ouvrir le tourisme au plus grand nombre.

H. - En quoi consiste ce recensement ? Il concerne tous les établissements, les restaurants, les hébergements, les sites touristiques... ?

MH.B. - Tous les lieux, non, parce que je crois qu’on n’aurait pas assez d’une vie, mais on fait au mieux. Nous avons essayé de travailler par périmètre donc nous nous sommes cantonnés par exemple à travailler autour de la Gare, autour du Vieux Port, les quartiers emblématiques du Panier et Notre Dame de la Garde, également les plages, toute la zone du stade Vélodrome, la place Castellane. On ne pouvait pas partir dans tous les sens, il fallait d’abord cerner les quartiers à potentiel touristique. Et ensuite, nous avons travaillé par thématique, par groupe d’intérêts à savoir par exemple les musées, puis les hébergements, les restaurants etc.

H. - Pouvez-vous nous parler plus généralement de cet Office de Tourisme, ses principales missions ?

MH.B. - Il y a beaucoup de missions... Il y a une mission d’information, de conseil. L’office de tourisme peut être partenaire sur des projets touristiques sans pour autant en être l’initiateur. On est aussi sur de la promotion de Marseille à l’étranger comme partout en France. Nous avons un rôle de diffusion, de fédération de l’ensemble des prestations touristiques sur Marseille et je dirais même que ça dépasse le cadre de Marseille puisqu’on est à même de pouvoir renseigner sur l’ensemble du Département et de la Région.

H. - Quelles sont les principales questions, les principales préoccupations des touristes en situation de handicap ? Y a t-il des questions qui reviennent tout le temps ?

MH.B. - Ça va être les mêmes questions que pour une personne valide. Où et comment être hébergés, premièrement ? Qu’est ce qu’on propose ? Qu’est ce qu’il est possible de trouver à Marseille ? Après, il faut découvrir la ville : Où aller ? Quoi faire ? Quel type d’activités ? Comment visiter, comment découvrir cette ville ? Et ensuite ça va être : Comment y aller, se déplacer ?

H. - Alors, pour le "comment se déplacer", que leur dites-vous quand on mesure le problème de l’accessibilité des transports marseillais ?

MH.B. - On évolue, les choses avancent ce qui est très bien. Pour la question des déplacements, je vous renvoie plutôt vers la RTM qui fait un gros effort et je pense notamment à l’accessibilité des tramways. Nous on travaille surtout autour de l’autonomie de la personne. On propose des lieux qui soient accessibles. On n’élude pas les difficultés. On informe aussi des lieux qui sont difficiles d’accès comme le Panier ou Notre Dame de la Garde. Après, cela dépendra de ce que les personnes souhaitent faire et où elles souhaitent aller et on les avisera alors de ce qui est possible et de ce qui ne l’est pas.

H. - Certaines personnes handicapées disent ne pas disposer des informations nécessaires et ne pas connaître l’existence de tous les dispositifs mis à leur disposition ? Comment faites-vous pour vous faire connaître ? Comment est ce que vous communiquez ?

MH.B. - Nous communiquons à travers tous les supports existants. Toutes les demandes et informations, relatives au handicap qui nous parviennent, sont traitées et envoyées sur notre base de données. A partir de ça, nous diffusons l’info par mail ou support papier selon la demande qui nous est adressée. Après, bien entendu, tout est disponible sur notre site internet de façon à ce que les personnes puissent télécharger les informations qu’elles recherchent. Il y a même un onglet spécifique au handicap. Une base d’informations existe, elle va s’agrandir et s’améliorer au fur et à mesure.

H. - Peu de personnes handicapées partent en vacances en général, à votre avis, pourquoi ?

MH.B. - Je crois qu’il faut d’abord être très fort quand on est une personne handicapée pour voyager, se lancer à la découverte d’un lieu inconnu. Cela évolue grâce aux associations qui proposent des séjours déjà packagés, comme on dirait chez nous. Des séjours où tout est pris en main, où la personne handicapée se sentira plus sécurisée de partir avec un groupe et en sachant que tout est préparé d’avance. Elle n’aura pas à faire de recherche...
Il y a je pense pour les personnes handicapées quelque fois une difficulté à trouver l’information. Je trouve ça assez dommage qu’on ne fasse pas remonter tout ce qui existe parce que si on regarde bien, il y a plein de choses mais la lecture n’est pas facile. Il faut aller chercher l’information derrière les fagots et finir par se dire... ben bon sang ça existe depuis des années et on ne le savait pas ! Mais, là encore je suis heureuse de voir que ça évolue puisque nous recevons et tant mieux, de plus en plus des personnes en situation de handicap, seules ou accompagnées.

H. - Si vous deviez aujourd’hui, présenter l’accessibilité aux activités, aux sites et aux structures touristiques à Marseille, que feriez-vous ressortir ? Quels sont les dispositifs qui valent vraiment le détour ?

MH.B. - Il y a les activités touristiques classiques comme par exemple le Grand Tour qui est équipé pour recevoir les personnes handicapées en fauteuil roulant. C’est un bus touristique adapté qui permet de faire une visite découverte de la ville dans de bonnes conditions. Il existe aussi des prestataires comme le Petit Train qui va pouvoir proposer ses circuits aux personnes handicapées en fauteuil roulant, sous certaines conditions ; après tout dépend de la gravité du handicap. On a aussi des prestataires qui proposent des tours en bateau qui, sans être labellisés peuvent par des moyens humains aider à l’embarquement des personnes ayant un handicap moteur ou autre. Après, il y a plein d’endroits qui sont accessibles, je pense aux Vieux-Port, à la Canebière...
A l’Office du Tourisme, nous proposons depuis trois mois maintenant, deux visites spécifiques adaptées. Le premier jeudi du mois, ce sont des visites qui sont adaptées pour les personnes ayant un handicap moteur. Il s’agit de la visite et de l’évocation du quartier du Panier. Donc là nous avons mis en place cette visite et nous espèrons bien la faire labelliser en tant que telle. Et puis le deuxième jeudi de chaque mois ce sont des visites qui s’intitulent "balade dans le vieux Marseille en langue des signes", et qui sont adaptées au personnes sourdes et mal entendantes. D’autre part, deux agents à l’office de tourisme de Marseille ont suivi une formation en langue des signes et peuvent également renseigner ce public.

H. - Vous avez évoqué le monde associatif. Quel type de relations entretenez-vous avec les associations ?

MH.B. - Alors, il ne s’agit pas uniquement de partenariats au sens propre du terme, mais surtout de rencontres. Cela va être du partage de conseils, des échanges d’information. Nous sommes ouverts à tout le monde associatif. Plus nous aurons d’échanges avec les associations, mieux ce sera parce que ça nous donnera une lecture plus objective et nous permettra de mieux cibler l’information pour la personne qui vient nous voir.

H. - Quels sont aujourd’hui vos projets et ceux de l’Office de Tourisme pour l’avenir ? Qu’il y a t-il dans les tiroirs ?

MH.B. - Il y a surtout le dossier de labellisation pour le handicap visuel (actuellement l’Office de Tourisme est labellisé pour les handicaps moteur, auditif et mental) et c’est un dossier qui nous tient à coeur. Il y a également les dossier de labellisation des visites que nous proposons. Et puis, il y a l’actualisation de l’offre déjà recensée, afin de pouvoir étayer et donner une information claire, objective sur ce qu’il y a à faire et comment le faire à Marseille. Voilà , il existe de nombreuses choses aujourd’hui, l’idée est de les développer, les améliorer et les compléter.

H. - Merci.


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