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Du centre spécialisé à l’ENA

Entretien avec Jean Philippe Mengual, étudiant.

Jean-Philippe Mengual est non-voyant depuis sa naissance. Il n’y a pas de nom attribué à sa maladie. Il l’explique comme une malformation "œpure et dure" : un œil est formé à l’échelle micro-ophtalmique, l’autre ne l’est pas.
Si son handicap a nécessité une scolarité parmi ses pairs, c’était pour acquérir les outils qui lui ont permis d’accéder à des établissements "ordinaires" . Malgré le handicap, il a fait ses deux années de prépa à Normal Sup’, a obtenu son diplôme de Sciences politiques à l’IEP d’Aix-en-Provence et entre ce mois-ci à l’ENA.

Du centre spécialisé à l'ENA

Handimarseille - Pouvez-vous vous présenter ?
Jean-Philippe - J’ai 23 ans. Je suis originaire de Toulon, diplômé en Sciences politiques et Secrétaire général de l’antenne des Bouches-du-Rhône de l’association Chiens Guides Provence Côte d’azur.

H - Quel est votre handicap ?
J. P. - J’ai une acuité réduite équivalente à celle d’un non-voyant (1/100e). On peut parler d’une cécité de naissance puisque les yeux ne sont pas opérationnels. Il s’agit d’une malformation physiologique pour l’un, l’autre est inexistant, absent. Je discerne certaines formes de très prés, dans des conditions très précises, la lumière, à peine... Disons que je vois dans quel sens se trouve le soleil ! Il faut que le contraste soit très élevé mais les exigences pour percevoir sont telles, qu’à l’arrivée, on ne s’en sort pas.

H - Pouvez-vous nous parler de votre scolarité en tant que jeune élève non-voyant ?
J.P. - Après avoir été dispensé de la seconde année de maternelle, inutile compte tenu des activités qui étaient réalisées en classe "œnormale" , j’ai passé le CP et le CE1 en classes et écoles adaptées. Du CE2 au CM2, j’ai été scolarisé en école ordinaire au sein d’une CLIS, c’est-à -dire une classe avec des cours adaptés, exceptés pour certaines disciplines, les maths et le français, où je rejoignais une classe "œnormale" . J’ai poursuivi dans des classes et établissements ordinaires. Le collège et le lycée comprenaient cependant une UPI (Unités Pédagogiques d’Intégration, une cellule assurant la transcription des documents polycopiés, des sujets et des devoirs et servant aussi d’interface entre le corps enseignant, l’équipe administrative et les élèves handicapés). J’ai passé un Bac Littéraire et effectué 2 années de prépa en hypokhâgne et khâgne. Je suis aujourd’hui diplômé de Sciences politiques et licencié en Italien. Après mes 2 ans de prépa assisté par l’UPI du lycée, j’ai collaboré avec le SAAAIS (Service d’Aide à l’Acquisition de l’Autonomie et à l’intégration Scolaire) de Marseille .

H - Comment s’est déroulée votre intégration en classes mixtes ?
J.P. - J’ai donc commencé en milieu plus ou moins spécialisé dans lequel était prévue une "intégration progressive". Au tout départ, c’était dans un centre spécialisé à Toulon, la Val Borodine avec des cours adaptés, du CP au CE2 puis une intégration progressive assurée au sein d’une micro-structure en effectifs réduits pour habituer progressivement l’élève. Cet enseignement est limité à certaines matières comme dit précédemment. Il s’agit de cours adaptés avec des instituteurs spécialisés, qui, à priori (ça date un peu !), ont reçu une formation spécifique et relative à un type de handicap.

H - Quelle était la composition de la classe ?
J.P. - Les élèves souffraient tous d’un handicap visuel. La mal-voyance était variable, allant de l’utilisation des gros caractères pour les mal-voyants au braille pour les non-voyants comme moi. Cette scolarisation s’est avérée très efficace. C’est grâce à l’intégration progressive qu’on peut accéder au milieu ordinaire.

H - Pouvez-vous nous détailler le contenu des cours ?
J.P. - En primaire, en classes de CM1 et CM2, j’ai suivi les cours de maths en milieu ordinaire, la géographie et les sciences en milieu spécialisé. On ne peut pas avoir l’expérience de ces matières-là sans le matériel approprié : il faut des cartes en relief, des globes, une pédagogie particulière, une certaine approche. La représentation mentale d’un handicapé visuel n’a rien à voir avec celle d’un voyant, il faut donc l’adapter. Un mal-voyant ne se représente pas un globe terrestre avant de l’avoir touché, il faut l’expérimenter... C’est la différence qui existe entre un planisphère et un globe. Pour les autres cours, en sciences principalement, la connaissance de la matière implique une méthode incluant une représentation en volumes. La problématique est la même.

H - Les écoles étaient-elles aménagées ?
J.P. - Je suis de ceux qui pensent que la non-voyance ne nécessite pas un dispositif particulier. Je ne suis pas convaincu que l’école ait eu à faire un énorme effort en termes d’adaptation. Les classes de 6e et 5e, je les ai faites à Toulon. Une personne était affectée pour deux élèves, moi et un camarade, parce que nous étions dans la même classe. Concrètement, cette personne nous suivait tout le temps la première année.

H - Comment vous rendiez-vous à l’école ?
J.P. - Il y a eu le Conseil Général au départ (la structure a un peu changé aujourd’hui) qui finançait les transports individuels par le biais des compagnies de taxis. Nous les utilisions pour les trajets école/maison et le transport du matériel. À l’époque, l’informatique était déjà développée, mais nous étions chargés d’un matériel beaucoup plus lourd que celui proposé aujourd’hui. Nous avions besoin d’une machine à écrire en braille (pour retranscrire et prendre les notes) et d’un ordinateur portable pour que le prof puisse suivre et surveiller ce que nous faisions. C’était plus commode, pour plein de raisons.

H - Quels étaient vos rapports avec les autres élèves et les enseignants ?
J.P. - Bons globalement, liés à l’âge aussi. Ils n’ont pas toujours eu les bonnes attitudes, moi non plus. Il y a eu des violences verbales, physiques... quelques coups de cannes ! Il est évident que mon comportement n’était pas adapté, mais à l’époque on faisait comme ça. Aujourd’hui, je trouve stupide d’avoir agit ainsi mais c’est l’âge qui veut ça... Si c’était à refaire, je réagirais différemment. Je suis pour la pédagogie, je pense qu’il faut expliquer, éviter de rentrer dans le jeu, s’abstenir de répondre trop fort, voire ne pas réagir... et si ça ne fonctionne pas : apprendre à supporter, ce n’est pas si grave, on laisse tomber, on prend du recul, il faut relativiser, laisser les choses à leur juste place. Évidemment, on pense ça à 23 ans, pas à 12. Ce n’était pas non plus invivable, c’était juste les années "œbêtes" , le collège c’est compliqué pour tout le monde. Les gamins se découvrent alors quand il y a une différence due à un handicap, c’est sur cela que l’on table de préférence, c’est la théorie du bouc émissaire, du phénomène de groupe. Ces expériences, je ne les regrette pas pour autant, c’est ce que j’appelle des "œexpériences fondatrices" .

H - Comment se sont passées les années de lycée ?
J.P. - On était censé avoir acquis les bases et comprendre ce que comprenaient les autres sans trop de difficultés (déjà au collège, notamment pour les cours de géographie). Les mots devaient suffire. J’avais les bases pour comprendre de la même façon que les autres sans trop de difficultés. Il y avait une structure de soutien en parallèle, une UPI pour faciliter l’intégration. Eux assurent la relation avec le corps enseignant et transcrivent les cours. Par exemple, si le prof doit donner une carte à ses étudiants, l’élève mal-voyant ou non-voyant a le même document que celui remis aux autres élèves et le document adapté à son handicap. Après, chacun fonctionne différemment, j’ai très vite préféré les descriptions et les mots aux cartes en reliefs. À chacun son truc ! C’est toujours valable en classe de terminale et même après, en fonction des besoins. L’UPI transcrit toutes formes de documents polycopiés, ensuite on utilise Word, le clavier et la synthèse vocale JAWS, à laquelle on peut ajouter du braille, l’équivalent des bloc-notes, avec des plages qui assurent la coordination.

H - Quel bac avez-vous passé ?
J.P. - Un bac littéraire obtenu avec une moyenne de 15,5, et une mention bien. Compte tenu de mon handicap, j’ai bénéficié d’un 1/3 temps pour passer les épreuves.

H - Comment se sont déroulées les démarches d’inscription ?
J.P. - Au collège, ça a été facile, sans problème. Il était éloigné du domicile mais on le savait. Nous l’avons choisi parce qu’il disposait déjà d’une UPI sur place. Aujourd’hui, ça a changé, on a tendance à promouvoir l’inscription libre et l’inscription directe dans le collège de proximité, en faisant intervenir les structures concernées tandis qu’à l’époque, on pensait que c’était mieux de centraliser, de mettre les jeunes dans des collèges qui disposaient déjà de la structure. Au lycée, les démarches en vue de l’inscription ont été moins aisées. J’innovais, il a donc fallu mettre en place l’UPI. Nous avons dà » prévenir l’établissement 1 an avant ma rentrée afin que le dispositif soit en place à mon arrivée. Le directeur était d’accord, ce sont plutôt les instances académiques qui ont retardé l’échéance. Mes parents sont intervenus auprès de l’Inspection Académique et du Rectorat, "œà coups de gueule" . Il a fallu appuyer les demandes, convaincre. Je m’étais fixé sur le seul établissement de la région qui avait l’habitude d’intégrer des handicapés visuels mais jusqu’à mon arrivée, ils n’avaient intégré que des mal-voyants qui ne nécessitaient qu’un simple grossissement de caractères. Avec moi, ça compliquait les choses !

H - Le Rectorat ne gère-t-il pas les transferts de dossiers et le suivi des élèves ?
J.P. - Peut être aurait-il fallu que le collège assure les transcriptions pour le lycée, mais ce n’était plus leur rôle. L’UPI avait les moyens pour intervenir en termes relationnels, pour aider les jeunes ayant des problèmes d’acuité visuelle et nécessitant une transcription en gros caractères. Ça, c’est à leur portée. Maintenant, quand il s’agit d’intégrer un handicapé visuel pur et dur avec du braille, du matériel et tout ce que ça implique, c’est une autre approche, une mise en œuvre. Il fallait donc passer à autre chose, non plus l’intervention habituelle de l’UPI, mais une UPI beaucoup plus pérenne, c’est l’idée.

H - Pouvez-vous nous parler de votre auxiliaire, quelles étaient vos relations ?
J.P. - Ça c’est bien passé, j’en ai eu plusieurs, d’âge variable. En 6ème, c’était un adulte, détaché de la Mairie de Toulon. Par la suite, il s’agissait d’emplois jeunes qui se sont succédés pendant quelques années, efficaces, mais la structure était complexe. À cet âge, il est préférable d’avoir une personne plus âgée (la quarantaine, pour un ado, c’est âgé !), c’est la continuité avec le foyer familial. Par la suite, étant adolescent, c’est bien d’avoir un jeune. Nous n’en étions pas pour autant amis, nous nous suivions dans le cadre de l’école stricto sensu. Entre 14 et 18 ans c’est compliqué d’avoir des relations amicales avec un jeune de 22 ans. À cet âge, on veut s’affirmer adulte par rapport à l’élève, et l’élève, lui, se dit « ouais, pourquoi pas ». Ça a été une collaboration cordiale mais distante, et c’est mieux comme ça. Substantiellement, la relation était globalement bonne avec l’emploi jeune, il était bien "œglobalement" . Celui qui m’a suivi le plus longtemps l’a fait sur 4 ans. Je suis resté en contact avec certains d’entre eux, mon dernier auxiliaire a poursuivi en secrétariat médical.

H - Peut-on changer d’auxiliaire ?
J.P. - Non, on est dans le système de l’administration, de la contractualisation. Même si la personne n’est pas performante, elle est formée, et même si les relations ne sont pas parfaites, on le garde.

H - Comment se sont déroulées les années après le bac, l’entrée à l’université et le cursus ?
J.P. - J’ai effectué ma première année de classe préparatoire à Toulon, celle qui prépare théoriquement l’entrée à Normal Sup’ et Sciences Politiques. La seconde, je l’ai faite à Aix pour des questions d’option, tout en préparant seul et en parallèle Science Po’. C’est assez complémentaire finalement. Je n’ai pas eu de cours spécifiques pour ces programmes-là , ni de méthodologie propre à mon handicap. Après ces deux années préparatoires, je suis entré directement en seconde année à Sciences Po’ et j’ai passé une licence en italien, toujours à la faculté d’Aix, avec les autres. On se prépare à Normal’ Sup mais on est conscient que ce n’est pas donné, c’est très difficile d’accès alors pour rester un minimum a practis et en partenariat avec les universités, en seconde année de prépa, on choisit une option qui sera aussi celle du concours, c’est notre spécialité. Avec l’italien, j’ai été de fait formé à enseigner l’italien. Si je ratais l’entrée à Sciences Po’, j’avais toujours cette Licence. Finalement, je suis rentré à l’IEP avec 1 année passée à Paris, en stage au Ministère de l’Intérieur, au Bureau des Étrangers. Je gérais les cartes d’identité, les passeports, la réglementation. En tant que stagiaire, j’y ai découvert les tâches propres au chef de bureau. Aujourd’hui, je suis en instance de préparation du concours de l’ENA.

H - Comment prendre connaissance des dossiers quand on est mal-voyant ?
J.P. - Grâce à l’expérience : au fil des mois, on finit par connaître presque par cœur les contenus, les décrets. Comme dans tout métier, à force de le lire. Évidemment, le handicap impose plus d’exigences, une meilleure discipline. Les premiers temps, on ne peut pas se permettre une simple lecture rapide, en diagonale, on est obligé de lire tout le dossier, par la suite on utilise le mode de lecture des ’lignes accélérées’, on voit si le paragraphe parle de ce que l’on cherche ou pas.

H - Avez-vous eu un auxiliaire en faculté ?
J.P. - Non, les nouvelles structures mises en place récemment sont axées sur les liens avec l’ASSSIS, et l’association Arc-en-ciel de Marseille qui assure les transcriptions et les interventions des assistants de vie scolaire à compter d’une heure 1/2 par semaine. Mon assistante était en relation avec Arc-en-ciel pour les transcriptions et ses interventions pour la lecture cursive. J’ai travaillé sur beaucoup d’ouvrages cette année, sans pouvoir de fait du nombre, les retranscrire en braille. Pour certains, je me suis contenté d’une lecture rapide, pour le mémoire de fin d’année par exemple, sinon on ne s’en sort plus ! Elle a lu et j’ai pris des notes à partir de ses lectures. Ce sont les moyens dont je disposais jusqu’à présent. Maintenant c’est autre chose, on verra comment procéder pour la suite.

H - Comment avez-vous fait pour travailler et rédiger votre mémoire ?
J.P. - Il n’y a pas 40 biais : internet, la transcription d’ouvrages et la lecture par quelqu’un.

H - Et maintenant ?
J.P. - Je passe le concours d’entrée à l’ENA dans 4 jours mais ce n’est pas la meilleure année. Je le passe pour me faire une idée sur ce qui est requis, comme un test, pour savoir ce que ça donne. Ce concours se prépare sur la durée et implique d’être sà »r de soi sur le plan psychologique. Sinon, je poursuis à l’IEP de Rennes. J’ai choisi Rennes pour une question de classement, l’école est bien cotée, et faire la préparation dans d’autres conditions. C’est un des meilleurs IEP de province en termes statistiques, sinon il y a Bordeaux ou Paris mais là , c’est pas pareil... question de mentalités !

H - Comment l’envisagez-vous ?
J.P. - Il y aura certainement beaucoup de stages mais une fois qu’on est dans le bain, c’est parti ! On travaille.

H - Que pouvez-vous nous dire de part l’expérience acquise en tant que stagiaire sur le monde du travail et la perception qu’a l’entreprise de la personne handicapée ?
J.P. - Il faut rassurer, montrer que les appréhensions ne sont que des préjugés. Ils pensent ne pas avoir le matériel adapté pour recevoir un handicapé, c’est à nous de leur expliquer qu’on l’a. D’expérience, l’argument fonctionne. Il y a aussi les représentations du handicap : un handicapé ne prend pas un escalier, il ne peut pas se déplacer si les locaux ne sont pas adaptés, etc., on a tendance à mélanger les différents types de handicaps, à confondre.

H - Quels sont vos projets professionnels ?
J.P. - Je me destine à la Haute Fonction Publique, ce qui me conduira très vraisemblablement à un poste de Directeur de ministère... si j’atteins mes objectifs ! Il s’agit d’un poste administratif dépendant de la Direction générale comme la Direction des Libertés Publiques ou celle des Affaires Juridiques, pour une brève présentation.

H - De votre point de vue, qu’en est-il aujourd’hui des dispositifs d’adaptabilité pour l’élève handicapé ?
J.P. - Ça bouge ! Les conceptions du handicap évoluent doucement, on avance de plus en plus vers l’intégration voulue et c’est bien comme ça mais il y a encore beaucoup de travail à faire en terme de formations et d’éducation des mentalités. Ça nécessitera encore beaucoup de travail, d’efforts mais on y arrive, doucement.

Propos recueillis par Karine Miceli


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